Les lésions de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM)

Les lésions de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM)

L’articulation temporo-mandibulaire (ATM) peut être le siège de diverses pathologies, notamment l’arthrite et l’arthrose, qui affectent sa fonction et sa structure.

Arthrite de l’ATM

L’arthrite de l’ATM englobe plusieurs formes, dont l’arthrite infectieuse, l’arthrite traumatique et la polyarthrite rhumatoïde. Les symptômes incluent une douleur unilatérale lors des mouvements de la mandibule, une limitation de l’ouverture buccale et des douleurs articulaires. Les signes radiologiques varient en fonction du type d’arthrite. Par exemple, dans l’arthrite infectieuse, une radiographie panoramique peut montrer un élargissement de l’interligne articulaire dû à un œdème intra-articulaire ou une hémorragie. Dans la polyarthrite rhumatoïde, les radiographies peuvent révéler une destruction osseuse tardive, entraînant une malocclusion antérieure avec béance incisive. 

Arthrose de l’ATM

L’arthrose, ou maladie articulaire dégénérative, affecte généralement les personnes de plus de 50 ans. Les patients peuvent ressentir une raideur, des grincements lors des mouvements de la mâchoire ou de légères douleurs. Un crépitement peut résulter d’une dégénérescence ou d’une perforation du disque, entraînant la formation d’une râpe osseuse. L’atteinte articulaire est généralement bilatérale. Les radiographies panoramiques ou la tomodensitométrie à faisceau conique (CBCT) peuvent montrer un aplatissement du condyle, des kystes sous-chondraux, des érosions et des ostéophytes, évocateurs d’un changement dysfonctionnel probablement dû à une charge excessive sur l’articulation. 

Particularités radiologiques sur la radiographie panoramique dentaire et le CBCT

La radiographie panoramique est souvent utilisée comme examen initial pour évaluer l’ATM. Elle peut révéler des anomalies telles que l’aplatissement du condyle, des érosions ou des ostéophytes. Cependant, le CBCT offre une meilleure résolution et permet une évaluation plus détaillée des structures osseuses de l’ATM. Il est particulièrement utile pour détecter des changements subtils, tels que des kystes sous-chondraux ou des érosions précoces, qui peuvent ne pas être visibles sur une radiographie panoramique standard. 

Pourquoi faire un compte-rendu pour des radiographies panoramiques

Pourquoi faire un compte-rendu pour des radiographies panoramiques

Pourquoi faire un compte-rendu pour des radiographies panoramiques

L’importance du compte rendu radiologique

Selon les observations internes de WeDiagnostiX, environ 3 % des radiographies panoramiques analysées sont accompagnées d’un compte rendu. Cette donnée interne, non issue d’une étude publiée, décrit uniquement le périmètre observé par WeDiagnostiX.

Le compte rendu synthétise les conditions de réalisation, les constatations et leur interprétation clinique. Il facilite la continuité des soins et la transmission d’informations entre les professionnels de santé et le patient. Il ne remplace ni l’analyse du praticien ni le dialogue clinique.

Quel est le cadre réglementaire applicable ?

En France, le fondement directement applicable est l’article R.1333-66 du Code de la santé publique, en vigueur depuis le 1er juillet 2018. Il prévoit que le réalisateur de l’acte indique dans son compte rendu les informations ayant permis de considérer l’acte comme justifié, les procédures réalisées et les informations utiles relatives à l’exposition du patient.

L’arrêté du 22 septembre 2006 précise les informations minimales attendues pour les actes médicaux utilisant des rayonnements ionisants. L’article R.4127-35, précédemment cité sur cette page, porte sur le devoir général d’information du patient ; il ne constitue pas le fondement spécifique du contenu du compte rendu. Le décret n° 2003-270 du 24 mars 2003 est indiqué par Légifrance comme une version abrogée depuis le 27 mai 2003 ; il ne doit donc pas être présenté comme un texte actuellement en vigueur.

Quelles informations doivent être documentées ?

Au regard de l’article R.1333-66 et de l’arrêté du 22 septembre 2006, le compte rendu doit notamment permettre de retrouver :

  • l’identification du patient et du professionnel réalisateur ;
  • la date et la nature de l’acte ;
  • les éléments ayant justifié l’acte et la procédure réalisée ;
  • les informations utiles relatives à l’exposition et à l’estimation de la dose, selon la modalité utilisée ;
  • l’identification du matériel lorsqu’elle est requise pour les techniques concernées.

Dans la pratique clinique, le compte rendu comporte également les constatations pertinentes, leur interprétation, une conclusion et, lorsque cela est justifié, les suites proposées. Son contenu doit être adapté à l’indication, à la technique et au contexte du patient.

Qualité, communication et validation humaine

La Société Française de Radiologie décrit l’examen d’imagerie comme une séquence clinique comprenant l’analyse de la demande, la réalisation technique, l’analyse des images et la restitution des résultats. Elle rappelle aussi que l’intelligence artificielle peut contribuer à l’aide au diagnostic, mais que le radiologue demeure responsable de la validation et de la signature du compte rendu.

Dans le contexte dentaire, un outil d’intelligence artificielle peut aider à structurer ou à préremplir un projet de compte rendu. Ce projet doit toujours être relu, corrigé si nécessaire et validé par le professionnel compétent, qui conserve son jugement clinique et sa responsabilité. WeDiagnostiX ne fournit pas un diagnostic autonome et ne remplace pas le praticien.

Optimiser la prise en charge du patient

Un compte rendu clair facilite la transmission des informations utiles, la comparaison avec les examens antérieurs et la continuité du suivi. Il doit rester compréhensible, précis et cohérent avec les images, les données cliniques disponibles et la question posée.

Sources officielles et professionnelles

Sources vérifiées le 1er août 2026. Cette page fournit une information générale et ne constitue pas un avis juridique ou médical individualisé. Chaque professionnel doit vérifier les obligations applicables à son exercice et à la modalité utilisée.

LIPOE Lésion inflammatoire périradiculaire d’origine endodontique

LIPOE Lésion inflammatoire périradiculaire d’origine endodontique

 La terminologie « LIPOE » en français est un acronyme pour « Lésion Infectieuse Périapicale d’Origine Endodontique ». Il s’agit d’une infection qui se produit autour de l’apex, ou l’extrémité de la racine d’une dent, généralement due à une nécrose (mort) de la pulpe dentaire. Cette nécrose peut résulter de caries profondes non traitées, de traumatismes dentaires, ou d’un traitement de canal (endodontique) mal effectué ou échoué. Cliniquement la dent est donc insensible au froid.La LIPOE peut causer une variété de symptômes, comme la douleur, l’oedème (enflure pour nos amis canadien), la sensibilité à la mastication ou à la pression, et parfois la formation d’un abcès. Elle est souvent diagnostiquée par des radiographies dentaires, qui peuvent montrer des changements dans l’os autour de la racine de la dent.Le traitement de la LIPOE implique généralement un traitement de canal, au cours duquel le dentiste ou endodontiste enlève la pulpe infectée de l’intérieur de la dent, la nettoie, la désinfecte et la remplit d’un matériau de remplissage. Dans certains cas, si la dent ne peut pas être sauvée, une extraction dentaire peut être nécessaire.

Les lésions infectieuses périapicales d’origine endodontique (LIPOE) présentent certaines particularités sur les radiographies dentaires. Sur une radiographie rétroalvéolaire, par exemple, la LIPOE peut apparaître comme une zone radiotransparente (ou sombre) autour de l’apex de la racine de la dent. Cette radiotransparence est due à la destruction de l’os par l’infection.Il peut être difficile d’évaluer précisément la taille, la forme et l’extension de la LIPOE uniquement à partir de radiographies rétroalvéolaires, qui est une technique d’imagerie en deux dimensions et peut donc masquer certaines informations tridimensionnelles importantes.

 Les différents types d’imagerie dentaire ont leurs propres avantages et utilisations spécifiques :

1. Radiographie rétroalvéolaire :

Ce type de radiographie fournit un niveau élevé de détail et est donc utile pour évaluer l’état de dents individuelles et des structures environnantes. Elle est couramment utilisée pour diagnostiquer les caries dentaires, évaluer les dents avant un traitement endodontique, et pour le suivi post-traitement.

2. Radiographie panoramique :

Une radiographie panoramique offre une vue globale de toutes les dents et des structures environnantes, ce qui est utile pour évaluer l’état général de la santé bucco-dentaire. Cependant, elle ne fournit pas le même niveau de détail qu’une radiographie rétroalvéolaire ou un CBCT, et peut donc ne pas être suffisante pour diagnostiquer des problèmes plus spécifiques tels que les LIPOE.

3. Cone Beam Computed Tomography (CBCT) :

Le CBCT est une technique d’imagerie tridimensionnelle qui peut fournir des informations détaillées sur l’anatomie dentaire et osseuse, y compris les canaux nerveux et les sinus.Bien qu’une LIPOE puisse être identifiée sur une radiographie traditionnelle, le CBCT peut fournir une meilleure représentation de l’étendue de la lésion, y compris sa taille, sa forme, et comment elle peut affecter les structures environnantes. Le CBCT peut également aider à distinguer une LIPOE d’autres conditions qui peuvent avoir une apparence similaire sur les radiographies, comme les kystes ou les tumeurs, les dysplasies cémentoosseuses étant un diagnostique différentiel fréquent.En outre, le CBCT peut être utile pour la planification du traitement de la LIPOE. Par exemple, si un traitement endodontique (tel qu’un traitement de canal ou une chirurgie apicale) est nécessaire, le CBCT peut aider à visualiser précisément le système canalaire de la dent, ce qui peut faciliter le traitement.

Chaque méthode d’imagerie a ses avantages et ses inconvénients, et le choix de la méthode à utiliser dépendra du diagnostic spécifique et du plan de traitement envisagé.

Carie dentaire et diagnostic en radiologie

Carie dentaire et diagnostic en radiologie

La carie dentaire est une affection courante qui affecte les dents. Elle se produit lorsque les bactéries présentes dans la bouche produisent des acides qui attaquent l’émail dentaire, la couche protectrice externe des dents. Au fil du temps, cette attaque acide peut créer des cavités ou des trous dans les dents, formant ainsi des caries.Les caries dentaires peuvent se développer à différents endroits de la dent, notamment sur les surfaces de mastication, entre les dents ou le long de la ligne des gencives. Les facteurs qui contribuent au développement des caries comprennent une mauvaise hygiène bucco-dentaire, une consommation excessive d’aliments sucrés et une diminution de la production de salive, qui aide à neutraliser les acides et à protéger les dents.Les symptômes courants de la carie dentaire comprennent la sensibilité dentaire, des douleurs ou des douleurs lors de la mastication, des taches visibles sur les dents, des trous visibles ou des fractures dans les dents. Si une carie n’est pas traitée, elle peut progresser et atteindre la pulpe dentaire, ce qui peut entraîner une infection et une douleur intense.Le traitement des caries dentaires consiste généralement à retirer la partie endommagée de la dent et à la restaurer avec un matériau de restauration tel que des amalgames dentaires, des obturations en résine composite ou des couronnes dentaires, selon l’étendue des dommages. Il est également essentiel d’adopter de bonnes pratiques d’hygiène bucco-dentaire, notamment le brossage régulier des dents, l’utilisation du fil dentaire et des visites régulières chez le dentiste pour des examens et des nettoyages professionnels, afin de prévenir la formation de nouvelles caries et de maintenir une bonne santé dentaire.

Carie sur 17 vue par WeDiagnostiX

Image de carie dentaire sur la dent numéro : 
on observe une zone d’ombre, qui correspond à une carie.

La radiologie dentaire joue un rôle important dans la détection et l’évaluation des caries dentaires. Les radiographies dentaires, telles que les radiographies intra-orales et les radiographies panoramiques, peuvent fournir des informations précieuses sur l’étendue et la profondeur des caries.Voici en fonction du type de radiographie l’image des carie dentaires et leur sémiologies radiographique :1. Radiographies intra-orales : Les caries peuvent apparaître comme des zones sombres ou des zones de diminution de la densité sur les radiographies intra-orales. Ces zones indiquent la perte de minéraux dans l’émail ou la dentine due à la présence de caries. Les caries peuvent être visibles sous forme de taches sombres, de cavités ou de zones floues sur les radiographies.2. Radiographies panoramiques : Les caries sur les surfaces de mastication des dents peuvent être visibles sous forme de perte de structure ou de zones radiotransparentes sur les radiographies panoramiques. Cependant, les caries interproximales (entre les dents) peuvent être plus difficiles à détecter sur les radiographies panoramiques, car elles ne montrent pas toujours une grande précision dans cette zone.Il est important de noter que les radiographies dentaires ne peuvent pas détecter toutes les caries dentaires, en particulier les caries à un stade précoce ou les caries situées dans des endroits difficiles d’accès. Les radiographies complètent l’examen clinique et aident le praticien à évaluer l’étendue des caries, mais d’autres méthodes de diagnostic, telles que l’examen visuel et l’utilisation de sondes dentaires, sont également nécessaires ou utiles.Il est recommandé de consulter un professionnel dentaire pour un examen approfondi et une évaluation des caries, car ils peuvent utiliser une combinaison d’outils diagnostiques pour identifier et traiter les caries de manière appropriée.

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